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Complicated Love

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Complicated-Love-Lemon

Description :

Résumé :

Bella est une prostituée.
Quelques jours après une nuit de « travail » inoubliable,
elle se rend compte que le client pour qui elle avait ressentit plus qu'elle ne l'aurait dû est en fait
son nouveau professeur de littérature...



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Présentation

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Bonjour tout le monde !

Comme vous vous en doutez sûrement, je vais poster ici une Fanfiction sur Twilight, plus précisément sur Edward et Bella.
Voici quelques autres précisions :

• Ce sera un All humans (tous humains).
• Cette fiction contiendra des lemons, c'est-à-dire des scènes décrivant explicitement des relations sexuelles. Je compte me lâcher en écrivant cette fic. Vous êtes prévenu, donc ne venez pas vous plaindre.
• Mon pseudo habituel sur le web, c'est Nana-hime, mais vous pouvez m'appeler Nana.
• J'accepte les critiques, positives comme négatives, tant qu'elles sont dites, ou dans ce cas-ci, écrites, avec respect.
• J'accepte les pubs, mais seulement des personnes qui lisent mon histoire et qui laissent des commentaires. Pour le reste, c'est même pas la peine d'en laisser. Si vous avez un minimum de respect pour moi, vous respecterez ce que je vous demande.
• Rappelez-vous que je suis humaine, que j'ai une vie, et que je ne la passe pas sur l'ordi. Parfois l'inspiration est là, parfois non, tout comme le temps. J'écris avant tout pour mon plaisir. Donc, j'apprécie les encouragements, mais les commentaires du genre « La suite ! La suite ! », je n'en veux pas. Vous êtes prévenu.
• Je ne plagie rien ni personne, et je demanderai à ce que vous ne me plagiez pas également. C'est la moindre des choses, je crois. Il se peut toutefois qu'il y ait quelques ressemblance avec d'autres fics, vu le nombre impressionnant qu'en contient le web. Toute ressemblance sera un pur hasard. Donc, ne m'accusez pas de plagiat. Merci.
• Bien que j'écrive cette histoire pour mon plaisir, je la partage avec vous, donc j'attends un minimum d'encouragement ou de critique de votre part. Bien sûr, je ne vous oblige à rien, et je ne vous menace pas d'arrêter ma fic si je n'ai pas tel ou tel nombre de commentaire, mais je crois que chacun pourrai laisser une petite trace de son passage, même juste pour me dire « Salut, j'ai lu ta fic. Je l'aime bien ». Je suis sérieuse, même si vous n'avez rien de particulier à dire, juste le fait de savoir que vous avez lu et aimé (ou détesté) me fait plaisir. Je remercie d'avance toutes celles (ceux ?) qui le feront.



/!\ ATTENTION /!\
/!\ CERTAINES SCÈNES PEUVENT CHOQUER /!\
/!\ LEMONS /!\
 
Résumé :

Bella est une prostituée.
Quelques jours après une nuit de « travail » inoubliable,
elle se rend compte que le client pour qui elle avait ressentit plus qu'elle ne l'aurait dû est en fait
son nouveau professeur de littérature...
 
Autre blog :

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Edit du 10 avril 2010 :
J'ai également un compte sur Fanfiction.net, pour celles que ça intéresserait.
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#Posté le jeudi 14 janvier 2010 06:47

Modifié le lundi 14 mars 2011 11:38

Prologue

Prologue


Isabella Marie Swan. Étudiante. Prostituée. Voici cinq mots qui pourraient parfaitement me définir. Le jour, je n'étais qu'une banale étudiante parmi tant d'autres à la fac de Seattle. Bella Swan, studieuse, timide et maladroite. Voilà comment me décriraient mes amis. Seulement, ils ignoraient que la nuit venue, je devenais une séductrice hors pair, utilisant mes charmes et mes atouts pour devenir le luxe du client...

Parce que c'était exactement ce que j'étais. Un luxe. Une gâterie. Un caprice. Quelque chose qu'on ne se permettait que de temps en temps... J'étais comme une part de gâteau au chocolat pour un diabétique. Un rêve, une illusion, une tentation, un fruit défendu... quelque chose de si proche et de si éloigné à la fois... La nuit venue, je devenais Isa.

Et ce soir, encore une fois, je serai Isa. Je nouais délicatement un fin foulard de soie rouge sang autour de mon cou et enfilais un long manteau noir cintré, achevant de me préparer, quand mon téléphone portable sonna.

- J'arrive, dis-je après avoir décroché, ayant reconnu le numéro de Laurent.

- Très bien Isa, je t'attends, déclara-t-il d'une voix bourrue.

Je raccrochai avant qu'il ne puisse rajouter quoi que ce soit. Laurent était un bel homme Afro-Américain à la peau couleur olive qui servait de chauffeur aux filles de l'agence, lorsqu'elles devaient se rendre à un rendez-vous avec un client. J'avais commencé ce boulot il y avait environ un an, avant ma rentré à l'université. Ce soir là, bien que cela n'étant pas dans mes habitudes, j'avais décidé de sortir en boîte pour oublier le fait que je ne pourraient sûrement pas, avec mes maigres revenu de serveuse et l'argent que j'avais économisé, me payer plus de deux semestre à la fac, sans compté un appartement respectable. À ce moment là, j'habitais toujours chez mon amie Angela, en attendant de trouver quelque chose... la recherche de ce quelque chose dura plusieurs mois. Dire que j'avais eu quitté la pluvieuse petite bourgade de Forks dans le péninsule d'Olympic, au nord-ouest de l'état de Washington, malgré les réticence de mon père, pour avoir un brillant avenir, et que tout ce que j'avais eu jusque là avait été un job de serveuse et l'hospitalité de mon amie... Mon moral avait été au plus bas.

Bref, j'étais assise au bar, quand une femme possédant une abondante chevelure rousse flamboyante m'avait abordé. De fils en aiguilles, j'en étais finalement là où j'étais aujourd'hui. Quand je l'avais fais pour la première fois, j'avais été en larmes, mais ça s'était arranger avec le temps. Victoria était la directrice de l'agence d'escortes, tout à fait l'égal, dans laquelle je travaillais. Elle était très tolérante envers les filles, et les conditions de travail étaient plus que respectable. Elle ne nous prenait que dix pour cent de ce que nous gagnions chacune, et aucune de nous ne s'en plaignait. Elle gérait nos clients, mais nous pouvions toujours refuser quand nous le souhaitions.

Ce soir, j'allais rencontrer un nouveau client. Un gros client, selon Victoria. Il pourrait éventuellement, si tout se passait bien, devenir un de mes habitués. C'était supposément sa première expérience avec une prostituée. Je supposais que c'était encore un de ces vieux millionnaires au physique ingrat voulant se payer du bon temps. N'ayant reçu aucune indication sur ma tenue ou sur d'éventuels « extravagance », je m'étais habillé d'une petite robe noir à fines bretelles, arrivant à mis cuisse, d'une paire de talons hauts ainsi que d'un petit foulard. Je m'étais maquillé assez sobrement, ne sachant pas ce que le client - dont j'ignorais toujours le nom - préférait.

J'attrapai mon sac et sortis de mon modeste, mais néanmoins respectable appartement. Je pris l'ascenseur pour descendre sans risquer de me tordre une cheville à cause de mes vertigineux talons hauts. Lorsque je sortis de l'immeuble, je découvris Laurent me tenant galamment la portière de la limousine ouverte pour que je puisse y entrer. Je m'y installai confortablement et me servis une coupe de ce champagne très couteux que contenait la glacière, tandis que Laurent se mettait en route vers le point de rendez-vous, un hôtel cinq étoiles.

Parce que, voyez-vous, je n'étais pas n'importe quelle prostituée. Non. J'étais une prostituée de luxe. J'étais la prostituée de luxe. J'étais Isa...


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#Posté le mercredi 03 février 2010 18:10

Modifié le dimanche 07 février 2010 13:18

Chapitre 1

Chapitre 1


Un jour, Victoria m'avait dit « si tu n'es pas sûre de toi, fais semblant. La plupart des gens ne font pas la différence. ». Et, lorsque je devenais Isa, je suivais son conseil. Les hommes qui voulaient passer du bon temps en compagnie de prostituées cherchaient avant tout une femme qui avaient de l'expérience, qui savait ce qu'elle faisait et qui pouvait réaliser le moindre de leurs désirs et fantasmes. Ils ne voulaient pas d'une petite prude timide et maladroite. Je n'avais jamais été particulièrement prude, mais j'étais d'une timidité et d'une maladresse presque maladive. Cependant, je ne montrais jamais cette partie de moi au travail. Je me devais de satisfaire les moindres désirs du client, et pour ce fait, je me devais d'être sûre de moi. Si seulement j'avais la force de l'être continuellement...

Cela me paraissait parfois aberrant de voir comme je pouvais être si différente de moi-même, une fois devenue Isa. Parce que, dans un sens, Isa, bien qu'étant une partie de moi, n'était pas vraiment moi. Lorsque je travaillais, je me mettais en quelque sorte sur pilote automatique...

Je n'eus pas le temps d'aller plus avant dans mes pensées, étant déjà arrivé à destination. Laurent se gara juste devant l'impressionnante porte principale de l'hôtel, puis vint m'ouvrir la portière de la limousine.

- Le client préfère que tu le rejoignes directement à sa chambre, m'annonça-t-il alors que je sortais du véhicule.

Je le regardais pendant quelques secondes, surprise. La plupart des clients préféraient que nous nous rejoignions au bar, puis que nous montions ensuite. Apparemment, celui-là était un rapide !

- Quelle chambre ? finis-je par demander.

- 201, répondit Laurent.

J'acquiesçai puis entrai à l'intérieur de l'hôtel. Je me rendis directement aux ascenseurs et appuyai sur le bouton d'appel de l'un d'eux. Je n'eus à attendre que quelques secondes avant que les portes ne s'ouvrent en un tintement sonore. J'entrai dans l'habitacle d'où une douce musique s'échappait. Je profitai des quelques minutes de trajet jusqu'à la chambre pour vérifier mon maquillage.

Une fois devant la porte de la chambre 201, j'arrangeai un peu mes cheveux et me composai un air quelque peu provocant, avant de finalement cogner à la porte. J'entendis une voix dire « entrez », et c'est ce que je fis, la démarche féline. Cependant, dès que je fus à l'intérieur, je fus si subjugué par les lieux que j'en oubliai de garder mon masque de provocation en place. Ce n'était pas une simple chambre que j'avais devant moi, mais une magnifique suite. La pièce était tout simplement immense. Le plafond se composait d'une fascinante fresque doré, dessinant des arabesques compliquées. Un grand lit aux couvertures dorées trônait fièrement contre un mur, tandis qu'un canapé et deux fauteuils à l'allure moelleuse composait le salon. Mais, bien plus que tout cela, ce fus l'homme assis dans un des fauteuils qui me fascina réellement.

Le premier mot qui me vint à l'esprit en le voyant fut « Adonis ». Il possédait un charme incontestable, dégageait un étrange aura de mystère et était indubitablement doté d'une beauté à couper le souffle. Son visage était anguleux et possédait une mâchoire carré, adoucit par la courbe plus tendre de ses lèvres pleines. Son nez était droit et fin, ses cheveux étaient cuivrés, mélangeant plusieurs nuances de blonds et de roux, divinement coiffés en une tignasse désordonnée. Mais ce furent ses yeux qui me frappèrent le plus. Ses yeux étaient d'un intense vert émeraude qui ne pouvait que me subjuguer et faire battre mon c½ur à la chamade.

Il m'observait attentivement de son regard envoutant, me faisant rougir sous son intensité. Ses lèvres s'étirèrent en un merveilleux et éblouissant sourire en coin, me coupant le souffle pour de bon. Il se leva du fauteuil sur lequel il était assis, et s'avança lentement vers moi. J'avais l'étrange impression d'être un agneau pris au piège par un lion. Pendant qu'il se dirigeait vers moi, je pris le temps d'observer le reste de son corps. Il était très grand, et me dépasserait d'au moins dix centimètres si je ne portais pas de chaussures à talons. Il possédait un corps long et athlétique, aux muscles marmoréens que l'on devinait aisément sous sa chemise noir entrouverte.

Cet homme me troublait. C'était même plus que ça, il me faisait un effet incroyable. Mon c½ur battait fort dans ma poitrine, je sentais mon sang bouillonner dans mes veines, mes joues rougissaient outrageusement, et j'avais chaud, si chaud... Et il ne m'avait même pas encore touché.

Mon client souriait encore plus, comme s'il pouvait entendre mon c½ur battre et, de ce fait, connaître l'ampleur de son effet sur moi. C'est alors que je réalisai réellement. Cet homme était mon client. Il allait me toucher, m'embrasser, me faire l'amour...

Non, fit une petite voix au fond de moi, il va te baiser. Il te paye pour ça, rappelle-toi. Et il ne t'embrassera pas, non plus. Souviens-toi de la règle !

Mon c½ur se serra douloureusement, comme à chaque fois que je me rappelais de ce que j'étais. De celle que j'étais. Je n'embrassais jamais un client. Mes baisers étaient la seul chose que je pouvais protéger, la seul chose que Bella possédait vraiment. Avant de devenir ce que j'étais aujourd'hui, je n'avais connu aucun homme. J'avais vendu ma première fois, et mes lèvres n'avaient jamais été goûtées. Je devais me reprendre et jouer mon rôle, ne pas me laisser troubler par cet adonis devant moi. Je devais me souvenir, qu'ici et maintenant, je n'étais pas Bella. J'étais Isa.

Alors que j'allais de nouveau afficher un air provocant et lui demander de me payer avant de commencer quoi que ce soit, je me rendis compte qu'il était maintenant vraiment, vraiment très près de moi. Son regard captura le mien, et je ne fus plus capable de penser correctement, totalement éblouis. Son visage était si près du mien, ses lèvres si proches...

Mon regard voyageait entre ces dernières et ses yeux d'un vert envoutant. Il sourit encore une fois, et mon c½ur rata un battement, envoyant une autre vague de chaleur - de désir - dans mon corps. Je ne pouvais plus penser qu'à une seule chose...

Ses lèvres... Ses lèvres... Ses lèvres...

Et si... et si je faisais une exception ? Ce ne serait pas la mort... j'avais tellement besoin de goûter à ses lèvres... Rien qu'une fois, juste une. Un tout petit baiser. Cela ne pouvait faire de mal à personne, n'est-ce pas ?

Non, fis de nouveau la voix, mais fais attention. Si tu l'embrasse, ce sera en tant que Bella... Ce sera Bella qui l'embrassera. Tu connais les risques...

Cependant, je n'eus pas le temps de prendre une décision. Le dieu grec en face de moi avait décidé de prendre les choses en main. Avant que je n'ai pus faire un geste pour l'en empêcher, une de ses mains se posa tendrement sur ma joue, l'autre dans le creux de mes reins, et ses lèvres sur les miennes...

Il m'embrassait voracement, dévorant mes lèvres comme s'il attendait ça depuis longtemps. Et moi, je fus tout simplement incapable de le repousser. Pas parce que la force de son étreinte me suggérait qu'il était probablement au moins dix fois plus fort que moi, mais parce que dès l'instant où son souffle se mêla au mien, dès l'instant où ses lèvres effleurèrent les miennes, ma volonté fut réduite en poussière.

Je répondis à son baiser avec passion, accrochant une de mes mains à sa nuque et laissant l'autre parcourir son dos par dessus sa chemise. Je me pressais contre lui avidement, comme si j'avais voulu faire fusionner mon âme avec la sienne. J'avais l'impression que mon corps tout entier irradiait d'une brûlante chaleur, que j'allais me consumer sur place... Et tandis que ses lèvres, ferme et douce, ravageait les miennes, mes gémissements de plaisir étaient étouffés par ses baisers. Tandis que ses bras m'étreignaient, tandis que sa langue taquinait la mienne vicieusement, moi, je m'oubliais totalement. Je ne savais plus ni qui j'étais, ni où j'étais... La seule chose dont j'étais consciente était que ses lèvres s'accordaient à la perfection avec les miennes.

Avant que je ne le réalise, il m'avait enlevé mon manteau et étendu sur le lit, lui au dessus de moi. J'eus l'étrange impression que tout cela se fit en moins de quelques secondes. Je ne pus cependant pas m'attarder sur ce fait. L'Adonis détacha ses lèvres des miennes et les dirigea vers mon cou. Il m'enleva mon foulard de soie avec ses dents, sans pour autant le déchirer, et parsema ma peau de délicats baisers qui me firent frissonner de plaisir. Une de ses mains caressait ma cuisse, remontant toujours plus haut, mais ne se décidant pas à passer sous ma robe. Il suçait, léchait, embrassait et mordillait la fine peau de mon cou, puis il déposa un baiser juste sous mon oreille, me faisant presque gémir.

- Je m'appelle Edward... susurra-t-il sensuellement.

Je ne pus m'empêcher de gémir. Sa voix était si... si... Elle était si chaude, rauque, sensuelle, douce, velouté... Sa voix était comme du velours. Je n'aurais pas du être étonnée, un être aussi parfait ne pouvait qu'avoir une voix parfaite.

Je pouvais aisément sentir la manifestation de son désir contre moi. La main qui avait caressé ma cuisse remontait maintenant le long de mon corps, par dessus ma robe, me faisant me consumer de désir. Il caressa lentement ma hanche, ma taille, le côté de mon sein... Sa bouche laissa quelques baisers incendiaires sur la peau de mon généreux décolleté, puis sur mes épaules, en faisant glisser les fines bretelles de ma robe. Il passa une main dans mon dos et ouvrit la fermeture éclaire, pour finir par faire glisser mon léger vêtement le long de mon corps, caressant celui-ci au passage. Je me retrouvais rapidement à moitié nue devant lui, n'ayant plus que mes sous-vêtements en dentelle noir pour me couvrir, et pour la première fois de ma vie, j'eus peur de ne pas plaire à un client. Je retins de justesse le réflex de mettre mes bras devant mon corps, ce qui aurait été véritablement ridicule compte tenu de la situation. J'étais une prostituée. Une pute. Une pute de luxe. J'avais fais ça des dizaines de fois. Pourtant, je me comportais comme si c'était la première fois, toute rougissante et troublée par le regard appréciateur, gourmand et... prédateur qu'il me lançait. Qu'il lançait à mon corps...

Juste ton corps. Il ne te connaît pas. Il n'aime que ton corps. Tu es un jouet pour lui...

Et ça me convenait parfaitement. J'avais choisis cette vie, et je m'y plaisais. Je devais me reprendre. Il était un client. Il n'était qu'un client. Et il ne serait certainement pas satisfait s'il avait à faire tout le travail. Je devais me reprendre. Je...

Edward commença à embrasser une de mes jambes, en commençant par l'intérieur de ma cuisse - je crus mourir sur place. Sa bouche effleurait à peine ma peau, et elle était si douce que j'aurais pu ne pas la sentir, si je n'avais pas été cruellement consciente de sa présence. Un feu ardent prenait possession de moi, et Edward s'amusait à l'attiser. Il déposa un baiser plus prononcé lorsqu'il arriva au creux de mon genou, sa langue y dessinant des arabesques de feu, me faisant haleter et gémir doucement. Ses lèvres continuèrent leur chemin, épousant le galbe de mon mollet, arrivant finalement à ma cheville où il déposa un dernier baiser, avant de m'enlever ma chaussure à talon. Il fit de même avec mon autre jambe, m'achevant presque grâce à la vision si érotique de sa tête entre mes cuisses. Lorsqu'il eu finit, sa tête toujours au même endroit, il me jeta un regard brûlant et eu un sourire carnassier, me faisant frissonner d'anticipation face à ce qu'il prévoyait de me faire.

Il déposa un baiser furtif sur mon intimité en feu, me regardant d'un air coquin. J'haletai, gémis et me cambrai violemment sous la sensation, mes mains s'accrochant aux draps. Il m'embrassa une nouvelle fois au même endroit, souriant face à ma réaction, puis ses baisers remontèrent sur mon ventre, traçant un délicieux chemin jusqu'à ma poitrine encore couverte de mon soutien-gorge. Il prit mes seins dans ses mains, les massant, ses pouces caressant mes mamelons par dessus le tissu, les rendant plus durs qu'ils ne l'étaient déjà. Il prit le bout de mon téton dans sa bouche, le mordillant légèrement par-dessus le tissu, me faisant gémir de plaisir. Mes mains allèrent fourrager dans ses cheveux bronze, collant sa tête contre ma poitrine. Il m'enleva rapidement mon soutien-gorge, sa chaude bouche revenant aussi tôt sur mon téton durci, le suçant de manière démente, tandis que ses doigts pinçaient et tordaient délicieusement mon autre mamelon.

- Edward ! haletai-je, mes mains raffermissant leur prise sur ses cheveux.

Ses caresses me faisaient complètement perdre la tête. Je n'étais plus que soupires et gémissements de plaisir. Sa bouche alla sur mon autre seins, lui faisant subir le même délicieux traitement que le premier, tandis que sa mains s'occupa de mon seins que ses lèvres avaient déserté. Finalement, sa bouche descendit sur mon ventre, se dirigeant à nouveau vers mon intimité. Et, malgré le fait que toute raison semblait avoir quitté mon esprit, je ne pu m'empêcher de remarquer l'injustice de la situation. J'étais presque entièrement nue, alors que lui possédait encore tout ses vêtements.

Reprend le contrôle ! Ça ne te ressemble pas d'être si passive !

Avoue que tu veux juste voir son corps totalement nu...


Oh oui, je voulais voir son corps... Avant qu'il n'atteigne mon intimité et qu'il me fasse perdre l'esprit pour de bon, je tirai son visage vers le mien, m'emparai de ses lèvres et le fis basculer sur le dos d'un habile coup de reins, me mettant à califourchon sur lui. Ma bouche se dirigea vers son cou, tandis que mes mains entreprirent de défaire les boutons de sa chemise. Je pouvais clairement sentir son impressionnante érection contre mon intimité brûlante. Presque inconsciemment, je commençai à me déhancher dessus, créant une agréable friction, tout en l'embrassant de nouveau. Il grogna contre mes lèvres, me faisant presque trembler de désir. Ce son était si sexy, brute et animal...

Hummm...

Ses mains qui caressaient mes hanches descendirent alors vers mes fesses. Je fus parcouru d'un long et intense frisson de plaisir lorsqu'il les atteignit enfin, étouffant un gémissement contre sa bouche. J'avais toujours été particulièrement sensible à cet endroit... Je me redressai, écartant les pans de sa chemise pour pouvoir admirer son torse que je devinais superbe. Et j'avais raison... Son torse pâle était finement musclé, ses abdominaux et ses pectoraux étaient divinement bien dessinés... Hummm... un régale pour les yeux. Je ne pu m'empêcher de gémir devant une vision aussi parfaite. On aurait dit une ½uvre d'art. Je lui enlevai rapidement sa chemise, pour pouvoir profiter entièrement de son torse nu, ainsi que de ses bras et ses épaules musclés. Je caressai sa peau du bout des doigts, ayant peur qu'il s'évapore, qu'il ne soit finalement que le fruit de mon imagination, un fantasme.

Je me mis à parsemer son torse de baisers, ne pouvant plus me retenir. Je donnai un coup de langue taquin sur un de ses tétons, le faisant doucement gémir. Il caressa mes cheveux et pressa d'avantage mon visage contre sa poitrine imberbe. Je continuai de torturer sa chair tendre pendant encore quelques instants, puis je dirigeai mes baisers plus bas. J'adorais le goût de sa peau et avait plus que hâte de le goûter autre part...

Je défis prestement sa ceinture, et il m'aida à lui enlever son pantalon. Il ne lui restait plus que son boxer, qui ne cachait pratiquement rien de son état. Je souris en passant la main sur son érection, y devinant un sexe de taille plus que conséquente. Je l'embrassai par dessus son dernier vêtement, alors qu'il remettait sa main sur mes cheveux en grognant doucement. Je lui jetai un regard, puis glissai mes doigts sous l'élastique de son boxer noir pour le lui enlever. Une fois ceci fait, je ne pu que fixer avec désir son impressionnante érection fièrement érigée vers moi. J'étais tout simplement fascinée, subjuguée. Je n'avais jamais vu un sexe aussi magnifique, et rien qu'imaginer le plaisir que j'aurai à m'empaler sur lui me faisait presque défaillir.

Je me mordillai la lèvre inférieure avec désir et y passai la langue. J'entendis Edward gémir et relevai la tête vers lui. Je le découvris dans ses yeux désormais noir d'un désir rivalisant avec le mien, ainsi que de quelque chose d'autre que je ne sus définir. Mon attention revint à son érection, sur laquelle je passai le bout de mes doigts de haut en bas, avant de l'empoigner à pleine main. Il grogna fortement, donnant un coup de rein dans ma main, tandis que je faisais quelques va-et-vient lent avec celle-ci. Sa peau à cet endroit était particulièrement douce et satinée, me donnant encore plus envie d'y goûter. J'arrêtai mes va-et-vient et approchai mon visage de son sexe. Je déposai un chaste baiser sur le bout, avant de le goûter de ma langue. Je remarquai vaguement que sa respiration s'était coupé, alors je prenais lentement son gland dans ma bouche, tout en le caressant avec ma langue. Habituellement, je n'aimais pas faire ça, mais cette fois était différente. D'abord, j'aimais particulièrement l'idée de rendre Edward complètement fou rien qu'avec ma bouche. Mais surtout, son goût était spécial. Le goût de sa peau était un savant mélange entre le salé et le sucré, me donnant simplement envie d'en avoir plus. J'aspirai doucement son gland entre mes lèvres tout en caressant ses testicules d'une main.

- Bordel de merde, Bella ! grogna-t-il.

Je m'arrêtai net dans mon action, relâchai son érection et le regardai avec une stupéfaction mêlée d'horreur. Il écarquilla les yeux, se rendant compte de son erreur.

- Co... comment tu m'as appelé ? balbutiai-je, après quelques secondes de silence.

Il ne dit rien pendant quelques instants, puis ses yeux s'illuminèrent d'une lueur de détermination. Il ramena brusquement mon visage au sien et m'embrassa durement, serrant étroitement mon corps presque nu contre le sien. Je posai mes mains à plat sur son torse, voulant - à moitié - le repousser et avoir une explication, mais je ne le pus pas. En partie à cause de la force de son étreinte et de son incroyable habilité à embrasser, mais également parce qu'il passa une de ses mains sur mes fesses, me faisant frémir et gémir contre sa bouche. Je n'étais plus que de la lave en fusion entre ses mains expertes, oubliant tout ce qui n'était pas lui. Et là, il fit une chose à laquelle je ne m'attendais réellement pas ; il m'arracha ma culotte. Littéralement.

Puis, il inversa nos positions, se mettant sur moi, et, avant que je n'aie eu le temps de réagir, il tint mes cuisses relevée et largement écartée. Il était à genoux entre elles et regardait avec un désir féroce mon intimité luisante et humide. J'étais plus qu'exposé à son regard, l'air frais caressait mon centre brûlant, et je me sentais affreusement gênée. Je voulus fermer mes cuisses, mais Edward ne me laissa pas faire et raffermis sa prise sur elles, avant d'encrer son regard dans le mien.

- As-tu ne serai-ce qu'une petite idée de tout ce que j'ai envie de te faire ? me demanda-t-il d'une voix rauque.

Ses paroles attisèrent le feu qui brûlait en moi, me faisant rougir. Il sourit, se rendant compte de l'effet qu'il avait sur moi, et continua.

- Sais-tu à quel point tu es foutrement excitante en ce moment ? Sais-tu à quel point je crève d'envie de te faire l'amour ? Sais-tu combien d'orgasmes je compte te donner cette nuit... ?

Son sourire se fit carnassier, me faisant frissonner d'anticipation.

- Te doutes-tu de ce que j'ai prévu de te faire, là, maintenant ? Répond-moi, m'ordonna-t-il.

Je rougis comme une collégienne. Je devinais ce qu'il avait prévu de me faire, du moins je le croyais. Mon corps tout entier se consumait. Cette fois, lorsque j'essayai de refermer mes cuisses, ce fut parce que le manque de contacte contre mon intimité me tuait. Et Edward s'en rendis bien compte.

- Tu en as envie, hein ? Tu aimerais vraiment que je te touche...

Je restais silencieuse, ne démentant pas ses paroles qui n'étaient que pure vérité.

- Mais je ne le ferai pas.

Je ne pu empêcher une légère panique de prendre possession de moi. Comment ça, il ne le fera pas ? Il n'allait tout de même pas me laisser dans cet état ?!

- Du moins, continua-t-il, pas temps que tu n'auras pas répondu à ma question. Alors, dis-moi, que penses-tu que j'ai prévu de te faire maintenant ?

Je rougis encore plus, alors qu'il me regardait intensément en attendant ma réponse. Je crevais d'envie qu'il fasse ce qu'il avait prévu de me faire, mais je ne pouvais me résoudre à dire ça à voix haute. Pour une raison que j'ignorai, je semblais incapable de me mettre dans la peau d'Isa. Parce qu'Isa l'aurait dit sans hésiter, elle. Mais là, je me comportais comme si j'étais encore vierge, ce qui était loin d'être le cas. J'étais affreusement gênée sous son regard, sentant mon excitation s'écouler de mes lèvres intimes jusqu'entre mes fesses. Sans réellement m'en rendre compte, j'essayai encore une fois de fermer mes cuisses, mais je n'eus pas plus de succès que les fois précédentes. Edward lâcha un petit rire en caressant ma peau avec ses pouces.

- Tu es vraiment trop têtue, dit-il presque tendrement.

Je décidai alors que, si je ne pouvais soustraire mon intimité à son regard, je pouvais au moins y soustraire ma poitrine. Et c'est précisément ce que je fis en la cachant de mes bras. Apparemment, je n'aurais pas dû. Le regard d'Edward se durcit et un de ses parfaits sourcils se haussa.

- Que crois-tu faire ? me demanda-t-il. Ne cache pas ta poitrine, je veux tout voir de toi.

J'hésitai, mais ne bougeai pas mes bras. Je savais que j'aurai dû faire ce qu'il voulait - après tout il était le client -, mais je perdais tous mes moyens face à lui, et ça ne me plaisait pas du tout. Je voulais au moins contrôler quelque chose.

- J'ai dit, répéta-t-il, Ne. Cache. Pas. Ta. Poitrine.

Son regard me déstabilisait tellement et sa voix était si impérieuse, dominatrice, que je ne pus qu'obéir. Il sourit.

- Bonne fille, dit-il. Je vais te dire ce que je compte te faire, maintenant. Je vais lécher ta douce et humide petite chatte, jusqu'à t'en rendre folle. Je vais la laper, la sucer, la mordiller, et tu en deviendras dingue de plaisir...

Tandis que ses mots allaient attiser le feu au creux de mes reins, il posa enfin sa bouche sur mon intimité. Il embrassa mon clitoris doucement, presque tendrement, avec vénération, déclenchant une véritable décharge de plaisir dans mon corps. Mes mains agrippèrent les draps, tandis que le bout de sa langue sortait torturer mon petit paquet de nerfs. Elle passa ensuite entre mes lèvres intimes, taquina mon entrée, puis il plaqua sa bouche contre mon sexe, passant sa langue à plat jusqu'à mon clitoris, qu'il se mit à sucer durement. J'étais incapable de retenir mes gémissements, mes cris de plaisir. Je passais une de mes mains dans ses doux cheveux, plaquant encore plus sa tête contre mon centre, priant presque pour que cela ne s'arrête jamais. La sensation de sa langue, de sa bouche à cet endroit là était divine, et la vision de sa tignasse cuivrée bougeant entre mes cuisses était juste trop excitante. J'avais l'impression d'être au paradis et en enfer à la fois. Je crus un instant que l'intense chaleur qui consumait mon corps allait finir par me tuer. Je me sentais sauvage, comme privée de logique ou de pensées rationnelles. Ma tête bougeait de droite à gauche, tandis que sa langue recommençait à me laper sans aucun répit, puis me pénétra finalement, me rendant totalement dingue de plaisir.

Mon orgasme arriva brusquement, sans que je ne m'y attende, me faisant me cambrer et rejeter ma tête en arrière, poussant un long et langoureux gémissement, avant que je ne cris le nom d'Edward dans ma délivrance. Ce dernier continuait à me goûter, lapant jusqu'à la dernière goute de mon plaisir sur mon intimité et mordillant doucement mon clitoris encore plus sensible désormais, me faisant jouir une seconde fois. Une aveuglante et brûlante extase avait prit possession de mon corps, comme je n'en avais encore jamais connue. Après ces deux orgasmes d'affilé, mon esprit était brumeux et je me sentais toute molle, comme si je flottais sur un nuage. Je n'eus pas la force de protester lorsqu'il m'embrassa langoureusement, me faisant me goûter moi-même. J'avais toujours répugné à le faire, mais finalement, le goût n'était pas vraiment mauvais. Il était juste surprenant, et le fait qu'il me fasse me goûter m'excitait plus que je n'aurai pu le penser.

Je sentis à peine son sexe contre mon entrée, mais lorsqu'il me pénétra soudainement d'un coup de rein ferme et sec, je ne pus que m'accrocher désespérément à ses épaules en criant de plaisir. Il me remplissait si bien que j'avais l'impression d'être enfin complète, entière. Je le sentais juste tellement bien, si imposant et dur en moi. Il fit des va-et-vient amples et rapides, tandis que mes ongles s'enfonçaient dans sa peau, y laissant certainement des traces de griffures. J'enroulais étroitement mes jambes autour de sa taille, voulant le garder le plus près de moi possible. Sa tête était dans le creux de mon cou, où il laissait des baisers brûlant, alors qu'il me prenait de plus en plus fortement.

- Ah... Oui ! Aaah... ! Continu... gémis-je.

Il prit une de mes pointes durcit dans sa bouche, la tétant et la titillant de sa langue. Je me laissais aller au plaisir dans ses bras, emplissant l'air de doux gémissements et de cris de plaisir, incapable de me retenir. Quand à Edward, j'entendais à peine ses râles et ses grognements, tant j'étais perdu dans l'extase. J'étais proche, tellement proche...

Il passa un de ses bras sous ma taille, me collant davantage à lui, avant de m'embrasser passionnément. J'avais l'étrange impression que nous étions connectés l'un à l'autre, comme si nos âmes communiaient. Je me sentais lié à lui...

- Viens pour moi, mon ange, laisses-toi aller... susurra-t-il d'une voix rauque à mon oreille.

Comme si son approbation était tout ce qu'il me fallait pour atteindre le septième ciel, je jouis dans un grand cri de plaisir que j'essayai en vain d'étouffer contre son épaule. Il jouit en même temps que moi en poussant un long râle, son corps se raidissant au dessus du mien. Je le sentis se répandre en moi, ce qui me fit furtivement penser que l'on n'avait pas utilisé de préservatif. J'étais cependant bien trop incapable de penser rationnellement pour réellement m'en faire.

Nous restâmes immobiles quelques minutes, la respiration haletante, savourant le simple fait d'être l'un contre l'autre, avant qu'il ne se retire finalement de moi. Alors que je m'attendais à ce qu'il me paye, me dise de me rhabiller et de partir, il m'attira à lui et me prit tendrement dans ses bras, ma tête reposant sur son torse. Je m'endormis quelques instants plus tard, bercée par les doux battements de son c½ur, alors qu'il me murmurait quelque chose que j'étais bien incapable de saisir.

Et pour la première fois de ma vie, j'eus l'impression d'être une simple amante, au lieu d'une prostituée de luxe...



_______________________________________________________________________________________


Alors ? Qu'est-ce que vous en pensez ? Je sais que j'avais dit que j'attendrai, mais je n'ai pas pu résister. On est le 14 Février en plus... la Saint-Valentin ! Je hais la Saint-Valentin... A bas les fleurs et le chocolat è_é ! (on voit tout de suite que je suis célib' lol). En tout cas, j'ai vraiment super hâte d'avoir vos avis à toutes. Par contre, comme l'auront probablement remarqué celles qui lisent ma fiction sur Amy-escape, je ne poste pas très souvent... D'ailleurs, je bloque sur un chapitre depuis des mois. Je m'excuse vraiment beaucoup à toutes celles qui l'attendent. Je sais que vous devez vous dire « mais merde quoi, pourquoi elle à pas posté sur son autre blog au lieu de commencer une autre fiction ?! ». Je vous répondrai simplement que l'inspiration ne se contrôle pas. Néanmoins, je suis vraiment, vraiment désolée. Je sais que je me répète, mais bon... on ne le dit jamais assez souvent !

Bref, revenons à vos impressions sur ce premier chapitre. Je stresse vraiment beaucoup à propos du lemon, surtout que c'était mon premier. Je sais que j'ai lus pire (tellement pire) sur le net, mais j'ai toujours peur de vous choquer lol. En tout cas, je vous préviens d'avance, je compte mettre beaucoup de lemon dans cette fic, des lemons très... prononcés. Donc, si vous n'aimez pas, ce n'est pas la peine de me traiter d'obsédée et de me dire que j'irai en enfer (je le sais déjà lol) avant de quitter mon blog. Vous n'avez qu'à ne pas lire, point. Cependant, j'apprécie les conseils. Donc, dites-moi, j'en ai fais trop ? Ou pas assez ? N'hésitez pas à me dire ce que vous avez aimés, et ce que vous avez moins aimés. Je ne me vexe pas facilement, mais allez-y doucement quand même... ok ? Enfin, soyez franches, hein ! J'attends vos commentaires avec impatience !

(Edit : Je poste ce chapitre pour la deuxième fois. Skyrock l'a suprimé sans raison... il y a eu un beug, je crois... )

Bisous à toutes.


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#Posté le samedi 13 février 2010 23:19

Modifié le lundi 10 mai 2010 17:33

Chapitre 2

Chapitre 2


Ce fut une sonnerie de téléphone qui me réveilla, ce matin là. J'ouvris lentement les yeux en gémissant à cause de la lumière du soleil et de mon corps endoloris. Je m'étirai paresseusement à la manière d'un chat, avant de me rendre compte que je n'étais pas dans ma chambre et que j'étais nue. Alors, les souvenirs de la veille affluèrent dans mon esprit, me faisant sourire malgré moi. Je m'étais sentis tellement bien dans les bras d'Edward, je m'étais sentis... à ma place. Je me tournai de son côté, voulant le contempler dans son sommeil, mais je découvris sa place froide et seulement occupée par une enveloppe et un petit mot. Mon sourire retomba immédiatement, alors que je me rappelai qu'Edward était un client, et non mon amant. Je soupirai, m'assis et attrapai le mot pour le lire.

Je suis désolé de m'être enfuis comme un voleur, mais je ne voulais pas te réveiller. Tu trouveras ton argent dans l'enveloppe. Tu peux rester dans la chambre jusqu'à midi, et commandes-toi ce que tu veux à manger, fais-toi plaisir, ce sera compté sur ma note.

Passe une bonne journée,
Edward


Je fixais le bout de papier un instant, légèrement abasourdis. J'étais réellement surprise qu'il me laisse un mot, surtout un comme celui-là, où il était si aimable et m'offrait même un petit déjeuner. Je pris l'enveloppe dans ma main, hésitant pour je ne sais quelle raison à l'ouvrir. Le fait de me faire payer par lui me fit étrangement mal, et pour la première fois de ma vie, je me dis que j'aurai préféré n'être qu'une fille ordinaire. J'ouvris finalement l'enveloppe et en sortis l'énorme liasse de billets qu'elle contenait. Je comptai et découvris, plus que surprise, qu'elle contenait le double de ce que je coûtais pour une nuit, soit deux milles dollars. Ma lèvre inférieure se mit à trembler. Je n'étais qu'une prostituée. Juste une pute.

À quoi avais-tu donc pensée ? Qu'il pourrait se passer quelque chose de plus entre lui et toi ?

Peut-être bien...

Et là, sans réelle raison, je me mis à pleurer. Des goûtes d'eau salée coulaient le long de mes joues, pour finalement mourir sur mes lèvres. Je serrai désespérément le mot et les billets contre ma poitrine, tandis que des sanglots déchirants emplissaient la pièce. J'avais l'impression que mon c½ur était brisé...

______________________________

Confortablement couchée dans mon lit, je zappais rapidement les chaînes de la télévision devant moi, désespérant de trouver un programme acceptable. Il était un peu plus de seize heures et demie, et je devais bientôt commencer à me préparer pour mon premier client de la soirée. C'était un de mes habitués, Mr Marc Andson. Malgré moi, quand Victoria avait appelé pour me dire que j'avais un client ce soir, j'avais espéré que ce serait Edward. Mais bon, après tout, pourquoi me voudrait-il deux soirs de suite ? Pourtant, moi, j'avais ressentis quelque chose de tellement fort avec lui... Je soupirai. C'était si ridicule de penser à ça. De toute manière, ce genre de choses n'était pas pour moi. Je m'étais faite des films toute seule, comme toutes les filles du monde entier. En fait, peut-être même que je n'avais rien ressentis de particulier la nuit dernière, mais que vu que ce genre de choses manquaient à ma vie, je me l'étais imaginé. Ouais, ça devait être ça.

Ce matin, après ma crise de larmes, je m'étais fait une petite toilette, puis étais immédiatement partis de l'hôtel, sans rien commander. Je n'avais plus supporté de rester dans cette chambre. J'avais eu l'impression d'être oppressée, et il m'avait fallu aller prendre l'air. Mon portable avait sonné encore une fois, et j'avais vu que c'était Laurent qui essayait de me joindre. Il m'avait dit qu'il s'était inquiété vu que je ne l'avais pas appelé hier soir pour lui dire que tout allait bien, mais je l'avais rapidement rassuré. J'étais resté chez moi tout le reste de la journée, attendant que Victoria m'appelle, ce qu'elle avait fait. Je devais rencontrer Marc à dix-huit heures à l'agence, dans une des nombreuses chambres à notre disposition. Quelques fois, les clients préféraient que cela se fasse là bas, car c'était plus discret. D'autres préféraient les hôtels, ou même leur chez-soi parfois. Si les filles n'avaient aucun rendez-vous de prévu, alors elles allaient dans le salon de l'agence, une grande salle où l'on servait à boire et où les hommes qui voulaient essayer une nouvelle fille allaient pour faire leur choix. C'était une sorte de bars d'hôtesse.

J'éteignis la télévision, décidant qu'il était plus que temps que je commence à me préparer. Se préparer pour un client prenait plus de temps que ce que l'on pourrait croire. En fait, il y avait trois étapes. La première, la toilette. Je devais me doucher et bien laver mes cheveux et mon intimité, le tout avec mon habituel gel douche et shampoing à la fraise. Puis, après m'être épilé soigneusement les jambes, sous les bras, ainsi que mon intimité, je me passais de la lotion hydratante à senteur de freesia sur tout le corps. La deuxième étape était les vêtements et les accessoires. Je choisissais toujours avec un soin très particulier les vêtements et les sous-vêtements que je devais porter pour un client. Je tenais à ce qu'il soit satisfait. C'était d'ailleurs cette presque obsession pour la perfection qui m'avait rendu assez populaire dans le métier. La troisième étape, elle, consistait à la coiffure et au maquillage. Tout dépendait des goûts du client et de ses fantasmes. Par exemple, un pourrait préférer une femme sophistiqué, portant un chignon stricte et des lunettes et étant réservé, alors qu'un autre voudrai le stéréotype de la prostituée, le visage peinturluré comme une voiture volée, les cheveux sauvage et des vêtements vulgaire.

Marc Andson, lui, aimait bien les vêtements qui attiraient le regard, mais préférait que je mette peu de maquillage. Je ne connaissais pas ses préférences côté coiffure, alors je variais souvent. Aujourd'hui, j'aurai les cheveux lâchés. Lorsque j'eus fini de faire ma toilette, je choisis de mettre une petite robe à paillettes dorées, et y accordais mes chaussures à talons ainsi que mon fard à paupières. Je me mis un trais de eye-liner sur les yeux, ainsi qu'un peu de gloss rose sur les lèvres. Une fois prête, je regardai le cadran posé sur ma table de nuit, qui m'indiqua qu'il était quinze heures trente-deux. Laurent devrait bientôt passer me chercher, aussi décidai-je de surveiller son arrivé par la fenêtre. Mon téléphone portable sonna avant même qu'il ne soit complètement garé. Je répondis et lui dit que j'arrivais.

Le trajet jusqu'à l'agence ne dura pas plus de dix minutes. La façade du bâtiment n'avait rien de particulièrement attrayant, mais l'enseigne « Pink Desires » informait fort bien les visiteurs des activités qui s'y pratiquait. Pink Desires était une des agences d'escortes les plus réputé de tout l'état de Washington, autant pour la « qualité » des hôtesses que pour l'ambiance qui régnait au salon.

Dès que j'eus pénétré dans le bâtiment et que j'eus passé l'accueil, Victoria me sauta pratiquement dessus.

- Isa, ton client t'attend dans la chambre 23, dépêches-toi un peu !

Sans plus de cérémonie, elle me poussa presque vers l'aile réservée aux chambres, avant de partir. La chambre 23 était une chambre assez simple et confortable, dans les tons de rouge et de noir, pourvu d'un lit deux places, d'un canapé, d'une petite table et d'une salle de bain avec douche et baignoire classique. Une fois devant la dite chambre, je toquai quelques fois à la porte avant d'entrer. Je découvris l'homme d'une quarantaine d'années qu'était Marc couché sur le lit, possédant encore tout ses vêtements excepté ses chaussures et ses chaussettes. Marc n'était pas très beau, mais il n'était pas moche non plus. Il était brun, assez grand, et portait bien ses bières. Cependant, il se comportait plutôt bien avec moi, et il était un habitué de longue date. Il sourit en me voyant arriver, et je le lui rendis. Il se leva, comme pour venir m'accueillir.

- Ma belle Isa ! dit-il en ouvrant les bras.

Il prit une de mes mains et me fit tournoyer. Il siffla.

- Wow, toujours aussi sexy !

- Merci, souris-je.

Il voulut me prendre dans ses bras, mais je me défilai et tendis la main. Il soupira, puis me remit une enveloppe. Je comptai rapidement l'argent, plus par habitude que par réel inquiétude.

- Isa, ne me fais-tu donc pas confiance ? dit-il, faussement outré.

- Tu sais bien que non, le taquinai-je

- Tu me brise le c½ur, chérie !

- Et si tu allais prendre une douche avant qu'on commence ? lui dis-je, préférant ignorer ses pitreries.

Habituellement, je demandais, ainsi que la plupart des filles de l'agence, à ce que le client se douche une fois que j'étais arrivée. Question d'hygiène.

- Déjà fait, dit-il en pointant ses cheveux du doigt.

Je remarquai alors qu'ils étaient mouillés. Si ça avait été quelqu'un d'autre, je lui aurais probablement demandé de reprendre une douche, mais je connaissais bien Marc. Je savais que s'il disait l'avoir fait, c'était sûrement le cas. Je passais ma main dans ses cheveux mouillés, les décoiffant quelque peu.

- Ça te donne un petit air rebelle, souris-je.

Il posa ses mains sur mes hanches, me rapprochant de lui. Sa bouche alla explorer mon cou, et je penchai la tête. Je caressais doucement son torse à travers sa chemise probablement hors de prix. Je le repoussai légèrement, puis le fis s'assoir sur l'unique canapé de la pièce. Je m'assis à califourchon sur lui, ma courte robe remontant encore plus sur mes cuisses nues. Je l'embrassai dans le cou en caressant son torse, tandis que ses mains se posaient sur mes cuisses. Une des mes mains se dirigea vers la bosse qui déformait déjà son pantalon. Je souris en voyant l'effet que j'avais sûr lui, même s'il ne lui fallait jamais grand chose pour l'exciter. Je le caressais légèrement, ce qui le fit gémir de plaisir, ses doigts s'enfonçant un peu dans ma peau. Je commençai à déboutonner sa chemise, quand l'image d'Edward s'imposa à moi. J'essayai de l'ignorer, de continuer ce que je semblais faire si bien, mais je n'y arrivai pas. Plus les mains de Marc remontaient sous ma robe, plus il déposait des baisers sur mon cou, plus je me souvenais de la veille, lorsqu'Edward était à sa place. Mes mains serrèrent violemment la chemise, tandis que je posais mon front sur son épaule. Il avait atteint le bord de mon string lorsque je me relevai brusquement. Marc me dévisagea, surpris.

- Isa ? Qu'est-ce qui te prend ?

- Je... je suis désolé, je ne peux pas.... je ne peux pas faire ça ! bafouillai-je, avant de m'enfuir lâchement.

Je sortis de l'agence en bousculant Victoria par mégarde. Je ne lui laissai cependant pas le temps de me questionner, et me précipitai dehors. Je cherchai la limousine des yeux, mais elle n'était pas là. J'en conclu que Laurent devait accompagner une autre fille. Je décidai qu'une marche ne me ferait pas de mal, et me mis en route vers chez moi d'un pas rapide. Enfin, aussi rapide que possible avec des talons de huit centimètres. Je me hâtai autant que je pus, puisque le soleil commençait déjà à décliner à l'horizon.

Une fois de retour à mon appartement, j'enlevai rapidement tous mes vêtements et me glissai sous la douche. Je laissai avec soulagement l'eau chaude détendre mes muscles tendus, en soupirant de bien-être. Je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. Je pensais sans cesse à Edward, je n'avais que lui en tête. Le pire dans tout ça, c'est que je n'avais passé qu'une nuit avec lui, et qu'en plus, nous nous étions à peine parlé. Les doux souvenir des cette nuit m'assaillir...

Je repensais à notre baiser, à mon premier baiser. Il avait été tout simplement magique, plein de tendresse et de passion à la fois.

Ses baisers, ses caresses... sa langue... sa tête entre tes cuisses... hummm...

Mon bas ventre s'enflamma à ces souvenirs. Une de mes mains se glissa entre mes cuisse, tandis que de l'autre je caressais ma poitrine. J'effleurai mes lèvres intimes du bout des doigts, me faisant frémir. Un doux gémissement m'échappa lorsque je titillai délicatement mon clitoris. Je pris mon mamelon durci entre mes doigts et le pinçai sans ménagement, m'arquant de plaisir sous la sensation. Je me pénétrai d'un doigt, puis de deux, tandis que mon pouce faisait des cercles sur mon petit paquet de nerfs. Je haletai doucement, et gémis quand je massai mon sein à pleine main.

- Edward... soufflai-je.

Mes doigts firent des va-et-vient de plus en plus rapides dans mon antre chaud, de plus en plus profonds. Et pendant tout ce temps, j'imaginais derrière mes paupières clauses qu'Edward était celui qui me touchait. Je repensais à la sensation de sa peau contre la mienne, de son souffle se mélangeant au mien, et je jouis violemment dans un cri d'extase. Lorsque j'eus repris mes esprit, je me rendis compte de ce que je venais de faire. Je venais de me faire jouir en pensant à... à un client. Ça ne m'était encore jamais arrivé, et ça me troublait assez. Qu'avait-il donc de plus que les autres ?

Heu... tout ? Tu veux que je te fasse une liste peut-être ? Il y a ses yeux, ses cheveux, sa bouche... son incroyable langue... ses mains, son corps... sa voix suave, si sensuelle.... sa manière de te regarder...

Mes jambes, encore tremblantes de mon orgasme, me lâchèrent, et je tombais assise dans la douche, alors que l'eau se refroidissait déjà. J'enroulai mes bras autour de mes genoux, et les larmes coulèrent sans que je ne puisse le contrôler. Je ne semblais faire que ça, aujourd'hui. Pleurer sans aucune raison...

Merde ! Qu'est-ce qu'il m'avait fait, bordel ?! Qu'est-ce qui m'arrivait... ?

______________________________

Je passais la semaine entière chez moi, ne sortant que quelques fois pour voir Angela, ma meilleure amie. Ma seule amie, en fait. Pathétique, n'est-ce pas ? Je trouve aussi. Le lendemain de ma « fuite » de l'agence, Victoria m'avait appelé pour me dire que je devrai prendre quelques semaines de congé, que je travaillais beaucoup trop. J'avais acquiescé, me disant que je ferai mieux de suivre son conseil. J'avais besoin d'une petite pause, et puisque j'avais assez d'argent pour l'instant, je pouvais me le permettre. Je devais remettre de l'ordre dans mes idées, et sortir de ma tête cet Adonis d'Edward. Adonis qui n'avait d'ailleurs plus demandé après moi. J'en avais conclu que notre nuit si exceptionnelle à mes yeux n'avait pas été assez bien pour lui. Je m'étais également souvenue que lui et moi n'avions pas utilisé de préservatif, et j'avais décidé d'aller passé un examen à l'hôpital par sécurité. Je prenais la pilule, mais je n'étais pas pour autant protégée des MST. Heureusement, il s'était avéré que je n'avais rien attrapé.

Pendant cette semaine, je n'avais presque pas pu me le sortir de la tête. L'épisode de la douche se reproduit plusieurs fois, de plusieurs façons, et mes nuits furent peuplées de rêves érotiques nous mettant en scène, lui et moi. Il m'obsédait littéralement. Malgré tout, j'étais bien décidé à l'oublier. Penser à cet homme de cette manière ne m'apporterait rien de bon. Seulement, même si mon esprit voulait désespérément l'oublier, mon corps, lui, ne me le permettait guère...

Ma rentrée en deuxième année à l'université de Seattle avait lieux ce matin, et j'espérais que cette nouvelle année scolaire allait assez me distraire pour que je puisse le sortir de mes pensées. Je jetai un dernier coup d'½il au miroir pour vérifier ma tenue. Je portais un jean et un t-shirt bleu nuit légèrement décolleté. Dans la vie de tous les jours, je m'habillais assez simplement, et troquais mes vertigineux talons hauts pour une banale paire de baskets.

J'attachai rapidement mes cheveux en une queue de cheval, pris mon sac de cours, attrapai mes clés de voiture et me dirigeai vers le parking de l'immeuble. Je repérai facilement ma veille Chevrolet rouge/orange. Elle avait beau ne pas être très belle, je l'adorais. Charlie, mon père, me l'avait offerte lorsque j'étais venu vivre avec lui à Forks pour que ma mère, Renée, puisse voyager avec Phil, son mari, qui était joueur de baseball professionnel.

Je montai dans la voiture et me mis en route. L'université n'était pas très loin de chez moi, à environ quinze minutes en voiture. Une fois arrivée et garée, je remarquai que la voiture d'Angela était déjà là. Je me rendis à la grande cafétéria où nous avions convenues de nous rejoindre, elle et moi. Il y avait déjà énormément de monde dans les couloirs, et encore plus à la cafétéria, ce qui fit que je ne trouvai pas Angela.

- Bella ! m'appela une voix féminine.

Je me retournai et reconnue ma meilleure amie. Je lui souris en la rejoignant. Angela était une jeune fille brune aux traits asiatiques, très gentille et amicale. Nous nous étions rencontrées lorsque je venais d'arriver à Forks, et avions rapidement sympathisé. J'avais surtout apprécié le fait qu'elle ne me regarde pas comme une bête curieuse et qu'elle se préoccupe peu des ragots du lycée. Son père était le seul pasteur de la seule paroisse de la ville, et sa mère était femme au foyer. Angela avait eu une enfance et une adolescence très stricte à cause de son père, elle profitait donc de sa nouvelle indépendance en s'habillant assez légèrement, le plus souvent en mini jupe et débardeur sexy. Ça m'avait étonné au début, mais je ne l'avais pas jugée - j'étais mal placée pour le faire. Je savais très bien qu'elle resterait la même malgré son nouveau style vestimentaire. Et puis, cela plaisait beaucoup à Ben, son petit ami. Il étudiait également à cette université. En fait, presque tout les étudiants de Forks High School était venus ici.

- Tu as l'air d'aller mieux, dit-elle en me prenant dans ses bras.

Je fronçais les sourcils, ne comprenant pas de quoi elle voulait parler.

- De quoi tu parle ? lui demandai-je.

- Eh bien, tu n'avais pas l'air dans ton assiette ces dernier temps. Je suis juste contente que tu ailles mieux, sourit-elle.

Je lui rendis son sourire, un peu soulagée qu'elle ne me demande pas pourquoi je n'allais pas très bien. Je décidai de changer de sujet.

- Tu as vu quel cours tu as en premier ?

Elle fouilla un peu dans son sac et fini par en sortir une feuille.

- Heu... j'ai algèbre. Et toi ?

- Littérature. dis-je, déçue.

Pas que je n'aimais pas ce cours, au contraire, je l'adorais. J'aurai seulement voulu être avec Angela. Je vis qu'elle allait me dire quelque chose, mais elle fut coupée par la cloche.

- On se voit à la pause, d'accord ? me dit-elle en remettant son horaire de cours dans son sac.

- Ok, à plus tard, lui répondis-je en partant.

Je me dépêchai de trouver la bonne salle de classe, ayant peur d'arriver en retard. Par chance, lorsque j'arrivais enfin, le professeur n'était pas encore là, même si pratiquement tous les élèves l'étaient. Mr Clooning, notre ancien professeur de littérature, avait pris sa retraite l'année dernière. J'ignorais qui allait nous enseigner cette année, mais j'espérais qu'il saurait autant me passionner que Mr Clooning.

J'avais sortis mes affaires et étais en train de gribouiller sur une feuille lorsque j'entendis la porte s'ouvrir. Je levais la tête, mais me figeais immédiatement lorsque mon regard tomba sur deux yeux d'un vert éclatant. J'observais avec stupéfaction la personne qui venait d'entrer, le souffle coupé. Edward... Mon Edward se tenait devant moi, plus beau, diablement sexy et excitant que jamais. Il portait une chemise, blanche cette fois-ci, ainsi qu'un jean qui lui tombait divinement bien sur les hanches. Ses cheveux étaient toujours aussi décoiffés, et cela empira lorsqu'il passa sa main dedans. Je sentis une bouffée de chaleur prendre possession de moi. Ses yeux scrutèrent la salle, comme s'il était à la recherche de quelque chose ou de quelqu'un, et s'arrêtèrent sur moi. Je gémis presque devant son regard de braise. Il me fixa intensément, puis sa bouche s'étira en un séduisant sourire en coin, me faisant rougir. Il me fit un clin d'½il, comme s'il n'était pas le moins du monde surpris de me trouver là. Mais, bien pire que ça, cela prouvait qu'il m'avait reconnu. Il se dirigea vers le grand bureau au devant de la classe, celui de l'enseignant, et posa son sac à côté. Puis, il se mit à parler.

- Bonjour à tous ! Je suis Edward Cullen, votre nouveau professeur de littérature, dit-il sans me quitter du regard, ses yeux vert pétillant de malice

Mes yeux à moi s'écarquillèrent, le choc se voyant sûrement clairement sur mon visage, et j'eus l'impression que tous les murmures alentour avait disparus. Edward... Edward Cullen... l'homme avec qui j'avais couché, et qui m'avait payé pour, était mon... mon professeur de littérature ?!



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Hey, everybody ! Merci à toutes pour vos commentaires super encourageant =D ! Ça m'a fait super plaisir ! Je stressais vraiment beaucoup à propos du lemon, mais maintenant je suis rassuré. Alors dites-moi, que pensez-vous de ce chapitre ? Vous préférez celui-là ou le premier ? Et pourquoi ? Moi en tout cas, je préfère le premier (pas la peine de demander pourquoi lol), mais j'aime bien celui-là aussi. Laissez-moi votre avis, ça compte beaucoup pour moi !

Bisous bisous (Gossip Girl... XD) !


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#Posté le jeudi 25 février 2010 22:34

Modifié le mercredi 07 avril 2010 18:43

Chapitre 3

Chapitre 3


Le temps semblait s'être figé, et j'étais incapable de détacher le regard de l'Adonis qui se tenait au devant de la classe. Mon cerveau avait un peu de mal à analyser ce qui venait d'arriver. Edward, mon client, celui que j'étais presque arrivé à oublier, était devant moi et me regardait d'un air amusé, presque moqueur, alors qu'il venait de déclarer qu'il allait nous enseigner la littérature cette année. J'entendais à peine les murmures appréciateurs et les gloussements des autres filles tant j'étais choquée.

En tout cas, tu les entends assez pour avoir envie de les étrangler...

J'ignorai la sournoise petite voix qui s'était logée dans mon esprit, alors que le sourire d'Edward s'agrandissait en me voyant le fixer, me faisant rougir de gêne et baisser précipitamment la tête. J'adorai son sourire, son sourire si divinement et diablement sexy...

C'est ton prof Bella ! Ton prof ! Reprends-toi, merde !

Mais comment pouvait-il être professeur ? Il avait l'air si jeune ! Je relevai la tête et crispai ma main sur mon jean en l'entendant se remettre à parler.

- Même si je n'ai que vingt-six ans et que je ne suis, par conséquent, pas beaucoup plus vieux que vous, j'exigerai un minimum de respect de votre part. Je veux que vous me vouvoyiez et m'appeliez « monsieur », « monsieur Cullen » ou encore « Professeur ». C'est comprit ?

Vingt-six ans ? Vraiment ?

J'entendis de vagues assentiments de la part des garçons, ainsi que les assentiments beaucoup plus enthousiastes de la gente féminine. Et moi, sans pouvoir m'en empêcher, j'étais jalouse. Et fière. Et un peu honteuse, aussi. Jalouse car mon sang se glaçait dans mes veines rien qu'à imaginer une de ces filles avec Edward - ou plutôt Professeur Cullen. Fière, parce que l'Adonis gardait les yeux fixé sur moi. Et honteuse car je ne devrais être ni jalouse, ni fière.

- Pour aujourd'hui, continua-t-il, je vais appeler chacun d'entre vous, et quand je dirais votre nom, vous allez vous présenter à moi, de manière à ce que je vous connaisse un peu mieux. Des questions ?

Immédiatement, la main de Lauren Mallory, une pimbêche qui était dans le même lycée que moi et qui m'avait détesté à la seconde même où elle m'avait vue, fendit l'air. À ce moment là, elle me rappela Hermione Granger dans « Harry Potter », bien que le personnage soit de très loin plus intelligent que Lauren.

- Oui ? demanda Edward dès qu'il aperçut la main de Lauren.

- Et bien, je me demandais... minauda-t-elle. Est-ce que vous avez quelqu'un dans votre vie ?

Edward parut légèrement surpris de cette question, mais il se reprit bien vite. Il lui fit un sourire ravageur - à elle ! -, et je sentis un vicieux sentiment de jalousie prendre possession de moi. Son sourire, ce sourire, était à moi ! Juste à moi ! Comment osait-il le donner à une autre ? Et surtout à elle ?! Sans pouvoir m'en empêcher, je lançai à cette blondasse décolorée un regard meurtrier, les mains douloureusement crispées sur mon jean. Je me rendais bien compte que j'étais ridicule, qu'Edward n'était que mon professeur...

Un prof qui fait l'amour comme un dieu !

... et qu'il ne se passerait jamais plus rien entre nous, même en tant que client et prostituée. Et d'ailleurs, je ne voulais plus qu'il se passe quoi que ce soit. Il était mon professeur ! Si je couchais de nouveau avec lui, je ne pourrais plus le faire en tant qu'Isa. Si je le laissait me toucher de nouveau, ce serait Bella qu'il aurait dans ses bras . Et ça, je ne le voulais pas. Je ne devais pas mêler vie privée et vie professionnelle. Et puis, j'avais des principes. Il était hors de question que je fasse l'amour avec mon professeur de littérature ! Forte de cette résolution, j'arrêtai de trucider mentalement Lauren pour reporter mon attention sur Edw... sur Mr Cullen. Ce dernier avait de nouveau le regard fixé vers moi, son sourire toujours en place, quoique légèrement plus malicieux, tandis qu'il répondait à la question.

- Non, je n'ai personne dans ma vie... pour l'instant, du moins.

il parcourra mon corps du regard, si attardant tellement qu'il me fit rougir et baisser la tête, mon c½ur battant la chamade dans ma poitrine. Un prof ne devrait pas faire ça, n'est-ce pas ? Pourtant, personne ne semblait voir ce qu'il faisait.

- Mais j'ai quelqu'un en vu, ajouta-t-il, d'une voix légèrement rauque.

Étais-je la seule à remarquer de quelle manière scandaleusement indécente il me regardait ? Ou me l'imaginais-je seulement ? Était-ce de moi qu'Edward - Mr Cullen ! - parlait ? Non, je devais me faire des idées... C'était tout bonnement impossible. J'entendis Lauren glousser, pensant sûrement que sa réponse lui était destinée. Et si c'était le cas ? Je grinçai désagréablement des dents à cette idée.

Arrête de te prendre la tête !

Je fus distraite pendant tout le reste du cours, entendant à peine les présentations des autres élèves. Je sentais le regard incandescent d'Edward sur moi, me déstabilisant totalement. Ce fut l'heure la plus longue de toute ma vie. La plus pénible, aussi. J'étais mal à l'aise sous son regard, et je ne pouvais m'empêcher de mordiller ma lèvre inférieure et de jouer nerveusement avec mes cheveux, en observant son corps d'une manière que j'espérais discrète.

- Swan, Isabella Marie, entendis-je.

Je relevai vivement la tête, et remarquai que tout le monde me regardait. C'était déjà mon tour ?!

Merde ! Dis quelque chose avant de passer pour une débile mentale !

Je me levai un peu précipitamment de ma chaise, manquant de me casser la figure. Je me traitai mentalement d'idiote.

- Heu... je... bafouillai-je en rougissant et en remettant une mèche des mes cheveux derrière mon oreille.

Heureusement, la cloche sonna à ce moment là, m'empêchant de me ridiculiser plus que je ne l'avais déjà fait. Je soupirai de soulagement.

Sauvée par le gong !

La plupart des élèves étaient déjà sortit et j'étais presque à la porte lorsque je me fis interpeler par mon professeur.

...Ou pas.

- Miss Swan, veuillez rester un moment, je vous pris, dit-il.

J'acquiesçai, anxieuse de me retrouver seule avec lui. Allait-il me confronter à propos de mon travail ? Ou s'agissait-il de tout autre chose ? Je n'eus pas le temps de pousser mes réflexions plus loin qu'il ne resta plus que lui et moi dans la salle de classe. Je m'étais immobilisé près de la porte, désormais close, dos à lui. J'attendis nerveusement qu'il dise ou qu'il fasse quelque chose. Je n'eus pas à attendre longtemps.

Je sentis plus que je n'entendis qu'il se rapprochait de moi. Il ne s'arrêta que lorsque son corps ne fut plus qu'à quelques misérables centimètres du mien. Je pouvais presque sentir son torse contre mon dos, tandis que son souffle chaud chatouillait ma nuque, me faisant frissonner.

- Bella... souffla-t-il d'une voix rauque et sensuelle emplit de désir.

Je frémis, tandis qu'une alerte rouge se déclenchait dans mon esprit.

Trop proche ! Trop proche ! Trop proche !

Ses mains se posèrent fermement sur mes hanches, comme pour m'empêcher de m'échapper. Il déposa un baiser sur la peau sensible sous mon oreille, me faisant soupirer et trembler de désir. Il colla son corps au mien, et je sentis quelque chose de dure contre mes fesses.

Oh. Mon. Dieu.

Je savais qu'à ce moment là, j'aurai dus me défaire de sa poigne et - pourquoi pas - le gifler, mais j'avais l'impression d'être paralysée. Il me serra contre lui, tendrement, ses bras puissant entourant ma taille fine.

- Tu sens l'effet que tu me fais ? Bordel, tu n'as pas idée de combien c'était insupportable d'être dans la même pièce que toi sans pouvoir te toucher, gémit-il en plaquant encore plus son bas ventre contre mes fesses.

Mon c½ur manqua un battement et ma respiration se fit haletante. Cette heure de cours l'avait autant torturé qu'elle l'avait fait avec moi... J'en ressentais une étrange fierté. Il embrassa délicatement ma nuque à plusieurs reprises, me faisant frissonner de plaisir. Il enleva l'élastique qui retenait mes cheveux, qui descendirent en une douce cascade sur mes épaules, puis il y plongea le visage et les respira avidement.

- J'adore ton odeur... soupira-t-il. Et ton goût, aussi, ajouta-t-il après avoir donné un petit coup de langue sur la peau sensible sous mon oreille. J'adorerai te goûter encore une fois...

Je me laissais aller contre lui, haletante dans ses bras. Cependant, je revins vite à la raison lorsque je sentis que sa main se glissait sous mon t-shirt pour aller caresser la peau de mon ventre. Je me détachai de lui si brusquement et en y mettant toute ma force qu'il n'eut pas le temps de m'en empêcher, puis je me tournais vers lui après m'être éloignée à une distance plus raisonnable. Je déglutis difficilement en voyant son expression. Il avait l'air en colère, et me fixai comme s'il était un dangereux prédateur et que j'étais sa proie. Dans ses yeux semblaient danser des flammes et des étincelles qui me promettaient mille supplices - mille délices.

Lorsqu'il avança d'un pas dans ma direction, je reculai, instinctivement. Il me jaugea du regard, avant qu'un inquiétant sourire carnassier ne s'étale sur ses délicieuses lèvres. Plus il avançait et plus je reculais. J'avais l'impression d'être un innocent petit agneau prit en chasse par un dangereux lion. Je sentis l'adrénaline monter en moi et mon c½ur battre à tout rompre dans ma poitrine, tandis qu'une question se répétait en boucle dan ma tête. Qu'allait-il me faire ?

Il ne fallut pas longtemps pour que mon dos heurt la porte, et que je me retrouve prise au piège. Ma main chercha frénétiquement la poignée, mais Edward fut plus rapide et plaqua ses mains de chaque côté de ma tête contre la porte. Ma poitrine se soulevait rapidement au rythme de ma respiration laborieuse, et je vis Edward y jeter un regard, avant qu'il ne porte son attention sur mes lèvres, les dévorant des yeux. Il rapprocha son visage aux traits parfaits du mien, si bien qu'il ne resta plus que quelques millimètres entre nos bouches.

Arrête-le ! Tu vas faire une bêtise, Bella !

- Prof... professeur ? bafouillai-je, rougissante.

Il encra ses yeux dans les miens, et je crus un instant qu'il allait se détacher de moi, mais il ne le fit pas. J'eus même l'impression de l'avoir excité encore plus... Je résistais tant bien que mal à la tentation de l'embrasser, mais il décida de me torturer encore plus. Ses lèvres effleurèrent doucement les miennes, en une caresse aussi légère qu'une plume, me tentant, me donnant ce que je désirais sans pour autant me le donner réellement. J'expirai un souffle tremblant de désir mal contenu, tandis que sa bouche traçait la ligne de ma mâchoire, jusqu'à mon oreille. Il en mordilla le lobe, et je fermais les yeux, me concentrant pour ne pas gémir et garder un minimum de contrôle sur moi-même. J'ignorais ce qu'il y avait chez cet homme qui me faisait perdre tout mes moyens, mais je détestais ça. Je détestais me sentir faible et vulnérable face à lui. Je me donnais l'impression d'être une de ces filles totalement ridicule et nunuche que l'on voyait dans les mangas. Je détestais ça !

Et pourtant, j'avais beau vouloir me reprendre, le repousser et m'en aller, j'en étais bien incapable. Son souffle chaud contre mon cou, son corps si près du mien... Tout ça me faisait perdre la raison. Puis, il fit une chose qui me prit au dépourvu. Il se détacha de moi, s'éloignant brusquement, en se pinçant l'arête du nez, son visage ayant une expression torturé. Il alla jusqu'à son bureau, s'y appuya et se mit à parler d'une voix rauque en me regardant intensément.

- Même si je crève d'envie de te faire l'amour sauvagement contre ce mur, ou d'au moins te faire jouir grâce à mes doigts, Bella, je ne le ferai pas.

Il m'adressa un sourire, tandis que ses paroles me faisaient trembler de désir, créant une douce chaleur familière au creux de mes reins.

- Tu peux partir, continua-t-il, la cloche va bientôt sonner.

Bien que déconcertée, j'ouvris précipitamment la porte et m'apprêtai à partir, le c½ur battant et des questions plein la tête (Que venait-il de se passer ? Pourquoi ce revirement si soudain ? Que voulait-il de moi ? Comment connaissait-il mon surnom ?), lorsqu'il m'interpella.

- Et Bella ! Je voulais juste te dire que la nuit passée avec toi a été fantastique. J'ai hâte de recommencer, fit-il comme si cela allait forcément arriver, avec un sourire dans la voix.

Mon sang ne fit qu'un tour lorsque j'entendis ces paroles. Pour qui se prenait-il ?! Se croyait-il si irrésistible qu'il pensait pouvoir m'avoir sans aucun problème, quand il le voudrait bien ?! Je me retournais vivement vers lui, et parlai d'une voix que j'espérai calme et neutre, essayant de dompter ma colère.

- Je ne sais pas pour qui vous me prenez, professeur, mais je ne suis pas celle que vous croyez ! J'apprécierai que vous n'ayez plus ce genre de comportement très peu professionnel envers moi à l'avenir, ou je me verrai forcée d'en faire part à la direction de cet établissement.

Bravo !

Je croisai les bras, comme pour appuyer mes paroles, et le regardai droit dans les yeux. Par je ne sais quel miracle, je ne fus pas trop subjuguée par ceux-ci. Sûrement un effet de la colère. Cependant, lui n'avait pas du tout l'air vexé ou en colère. En fait, il semblait même légèrement amusé et... satisfait. Il avait ce sourire suffisant sur le visage, et me dévorait du regard. Encore. N'arrêterait-il jamais de faire ça ? Cela me déstabilisait beaucoup trop. Lorsqu'il parla, ce fut d'une voix amusée, taquine. Et un peu satisfaite, aussi. Très satisfaite, en fait.

- Si je me souviens bien, Miss Swan, vous ne sembliez pas prête à protester, il y a deux seconde, n'est-ce pas ? En fait, vous sembliez même en demander plus...

Je le regardai, furieuse, ouvrant et fermant la bouche à plusieurs reprises, cherchant un argument valable.

- Oh, et, une dernière chose. Vous devriez vous mettre en colère plus souvent, cela vous va très bien au teint, sourit-il.

Je lui jetai un regard noir. Comment osait-il se moquer de moi ?!

- Vous pouvez disposer, ajouta-t-il avant de se tourner dos à moi et de commencer à chercher quelque chose dans son sac.

Je restai figée pendant quelques secondes, incapable de croire ce que ce... ce mufle avait osé faire, avant de finalement sortir d'un pas vif en claquant la porte rageusement. Je traversais les couloirs sans réel but, rejouant dans ma tête ce qui venait de se produire. En fait, ce type était exactement comme tous les autres ! Simplement parce qu'il m'avait montré un peu de tendresse, j'avais cru qu'il était peut-être... différent. Mais en fait, il ne l'était pas. Il venait de me le prouver. Il avait cru qu'il pouvait coucher avec moi quand il le voulait, tout simplement parce que j'étais... parce que j'étais une pute. À cause de ma profession, il s'était permit de me manquer de respect, de me traiter comme si je n'étais bonne qu'à coucher.

Mais il s'est arrêté...

J'ignorai cette petite voix à l'intérieur de moi qui semblait vouloir prendre la défense d'Edward. Il m'avait charmé avec son physique avantageux, ses gestes, son regard, sa voix... Mais, au fond de lui, il était comme tous les autres mecs. Il ne voulait que coucher avec moi. Rien d'autre. Je ne savais même pas pourquoi je m'étais mise en tête qu'il était l'homme parfait après seulement une nuit passé en sa compagnie. Il n'était pas celui que je pensais. Peut-être même avait-il pensé qu'il pourrait m'avoir gratuitement cette fois ? Peut-être était-ce pour ça qu'il n'avait plus demandé mes services après la première fois ? Je m'adossai contre un mur, en secouant légèrement la tête. Je devenais parano... Ma dernière supposition ne pouvait être que fausse, car pour cela il aurait fallu qu'il sache à l'avance qui j'étais. Mais s'il n'avait pas su qui j'étais avant aujourd'hui, comment connaissait-il mon surnom ? Après tout, il m'avait appelé Bella... Peut-être avait-il simplement entendu quelqu'un m'appeler comme ça ? Car, s'il avait su qui j'étais avant aujourd'hui, il n'aurait jamais couché avec moi, n'est-ce pas ? Cela aurait été stupide de le faire, puisqu'il aurait su qu'il m'aurait comme élève. Pourtant, le fait que je sois son élève ne semblait pas l'avoir découragé aujourd'hui... La cloche sonna, me sortant de mes pensées. Je me rendis rapidement à mon prochain cours, forte d'une nouvelle résolution.

Peu importe ce qu'Edward Cullen voulait de moi, je ne comptais pas me laisser faire !

____________________

Je venais à peine de rentrer chez moi que je m'écroulai comme une masse sur le canapé. La journée avait été forte en émotion. D'abord, il y avait eu le cours de littérature où j'avais découvert qu'Edward était mon professeur. Mais le pire là-dedans, c'est que, vu que j'avais tellement apprécié les cours de littérature l'année précédente, j'avais eu la merveilleuse idée de prendre un programme de littérature avancé... Ce qui voulait dire que j'avais au moins un cours en compagnie d'Edward chaque jour. Quelques jours j'avais même deux cours de littérature l'un après l'autre.

Mon deuxième cours de la journée fut lettre moderne. Mrs Jones, notre professeur, était très apprécié des ses élèves. Elle était gentille et aimable, et ne nous surchargeait jamais de travail, contrairement aux autres enseignants. Angela n'avait pas non plus ce cours avec moi, mais j'y avais rencontré une nouvelle élève, Alice Cullen. Oui oui, Cullen. En fait, j'avais appris qu'elle était la petite s½ur d'Edward. Ça m'avait légèrement refroidi sur le moment - je rencontrais une fille sympa avec qui je m'entendais bien, et il avait fallu qu'elle soit la s½ur de l'autre abruti ! -, mais j'avais finalement décidé de ne pas en tenir compte. Après tout, ce n'était pas de sa faute si son frère était...

Un Adonis, une ½uvre d'art vivante, le plus beau spécimen que la terre ait jamais portée...

... un crétin. Mais Alice était vraiment sympathique, bien qu'un peu trop énergique. Elle était une véritable pile électrique, parlant sans arrêt et sautillant presque sur sa chaise. À la pause déjeuné, Alice m'avait demandé si nous pouvions manger ensemble, elle, son petit ami et moi. Un certain Jasper. Je lui avais répondu que j'avais prévue de manger avec Angela, ma meilleure amie, et son copain, Ben, mais qu'ils ne seraient sans doute pas contre. Nous avions donc déjeuné tous ensemble.

Jasper était un grand blond aux cheveux frisés, et Alice avait l'air ridiculement petite à côté de lui. Contrairement à elle, il était très calme, et ne parlait pas pour ne rien dire, alors que le petit lutin aux cheveux fous qui lui servait de petite amie avait l'air d'avoir des millions de choses à dire.

Ben et Angela s'étaient très bien entendus avec eux. Jasper nous avait également appris qu'il avait une s½ur, Rosalie, qui était présentement en Angleterre à cause de sa carrière de mannequin, mais qu'elle allait revenir aux États-Unis dans une semaine et étudier dans cette université, en troisième année. Emmett, l'autre frère d'Alice, était lui aussi en Angleterre, mais seulement pour rester avec sa petite amie, qui était la s½ur de Jasper.

Eh ben ! C'est un peu dur à retenir, tout ça !

Apparemment, j'étais la seule célibataire... Mais compte tenu de mon travail, il valait mieux que je le reste.

Tu oublis Edward... Rappelles-toi ce qu'il dit en cours...

Bien-sûr, je savais qu'Edward l'était aussi. Cependant, ça avait si peu d'importance à mes yeux que j'y avais à peine prêté attention.

Menteuse ! Tu es pleine de mauvaise foi !

Cette satanée voix commençait vraiment à m'agacer... Enfin bref, le reste de la journée s'était déroulé plutôt calmement, sans autre événement majeur. J'étais rentrée rapidement après les cours, épuisée par cette journée. Donc me voilà, avachi sur mon canapé, ayant trop la flemme pour aller me chercher une bouteille d'eau.

Bah, le frigo est quand même à... quoi... au moins huit mètres, non ?

J'enlevai mes chaussures et m'allongeai paresseusement. Sans que je ne puisse le contrôler, mon esprit dériva vers Edward. Il avait beau m'avoir profondément agacée, voir même énervée, il me faisait toujours autant d'effet. Je ne pouvais m'empêcher de penser à lui... Enfin, à son corps, plutôt. Il était évident que je ne désirais que son corps. Après tout, il m'avait montré sa vraie personnalité aujourd'hui. Il était vantard, arrogant, suffisant...

... charmant, craquant, excitant...

Je soufflai lourdement en me redressant, et me passai la main dans les cheveux. Je ne me comprenais plus. Un instant je le détestais, et la seconde d'après, je le désirais...



_______________________________________________________________________________________


Salut tout le monde ! J'espère que ce chapitre vous aura plu ! Moi je l'aime bien, mais j'ai quand même l'impression qu'il manque un truc... Si vous trouvez, dites-le moi ! Donnez moi vos impressions ! Je veux savoir si vous avez aimé la petite discussion entre Edward et Bella, et ce que vous en avez pensé. Gros bisous à toutes, et un énorme merci pour tous vos commentaires ! Ça me fait trop plaisir, vous pouvez pas savoir !


Montage by me


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#Posté le lundi 22 mars 2010 22:12

Modifié le mercredi 07 avril 2010 18:43

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